Le 100 mètres nage libre

par apollinemariotte

Il y a ceux qui sprintent et ceux qui barbotent.

Ceux qui épatent et ceux qui papotent.

Celui qui, chaussé de palmes, envahit la ligne, fendant l’eau et vos cuisses.

Celui qui, doté d’un fort ego – et d’un fort mauvais crawl – éclabousse le bassin entier, imitant les champions olympiques, du mieux qu’il puisse.

Ceux qui nagent en biais et ceux qui devraient plonger en biais.

Ceux qui se mouchent à chaque demi-tour et ceux qui crachent à chaque expiration.

Celui qui fait un  concours d’apnée dans le petit bain.

Celui qui fait ses ablutions – s’exhibant nu comme un vers dans les douches communes – et cette tige pilaire frisée qui s’accroche comme une bernique à son rocher sur vos mains fripées par une immersion prolongée et vous rappelle que cet autre là aurait dû les faire avant de venir.

Le palmarès de la natation dominicale française regorge d’espoirs et de promesses de médailles.

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