Turf

par apollinemariotte

Dans les tribunes de l’hippodrome de Longchamp, les dames chapeautées rivalisent d’élégance et d’audace, arborant de vertigineuses coiffes. Dans la douceur d’octobre, nombreux sont ceux qui se sont donné rendez-vous pour le prestigieux et emblématique Prix de l’Arc de Triomphe. Parieurs invétérés et amateurs attendent fébrilement l’ouverture des portes de la boîte de départ où cracks et outsiders piaffent déjà. En un quart de seconde, le départ est donné et le grondement sourd des sabots s’élève au-dessus de la pelouse tandis qu’à la corde, les meilleures places se disputent au nez près.

En face, ce ne sont plus des casaques colorées mais des maillots jaunes et à pois qui paradent sur l’allée de la Reine Marguerite. Si sa réputation est mesurée à l’aune du peloton qui foule son goudron, celle-ci n’a de royal plus que le nom. Investie par l’échappée du Tour de France, elle n’est que faciès concentrés, muscles saillants, combinaisons seconde peau et casques profilés. Tout grain de sable qui porterait atteinte à l’aérodynamisme est écarté, toute incommodité qui impliquerait le plus infime retard a sa solution embarquée : on crache, on se mouche entre ses doigts.

Tiens, c’est l’équipe Cochonou !

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